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Le bienheureux Jean-Paul II : prophète de la vie et de la famille

samedi, 30 avril 2011

La béatification du Pape Jean-Paul II donne à l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) une nouvelle occasion de rendre hommage à celui qui fut, de 1978  à 2005, le « doux Christ sur terre » comme sainte Catherine de Sienne appelait affectueusement le Saint-Père. C’est avec joie que nous reprenons notre hommage de 2005, intitulé « Jean-Paul II, prophète de la vie et de la famille ». 

Au moment où s’est éteint le pape Jean-Paul II, après une vie totalement donnée au Christ, à l’Église et à l’ensemble de l’humanité, les catholiques du Canada et du monde entier ont perdu un père. Un père spirituel qui n’a ménagé aucun effort pour dire aux hommes et aux femmes de ce début de troisième millénaire l’amour inimaginable de Dieu pour chacun et chacune d’entre eux.

Au cœur de l’enseignement magistral de Karol Wojtyla, devenu le « Saint-Père » en 1978,  se trouve sa proclamation et sa vigoureuse défense de l’Évangile de la Vie et de la Famille. Malgré les courants contraires, Jean-Paul II n’a cessé d’inviter les croyants à bâtir, à temps et à contre-temps, avec joie et courage, la civilisation de l’amour. En gardant toujours le regard fixé sur le Christ.

Une culture de la vie

Pour la majorité des catholiques, son enseignement souvent prophétique reste à découvrir. Il s’inspire d’une vision anthropologique chrétienne fondée sur l’ordre naturel inscrit par Dieu dans sa Création. Car là se trouve la vérité sur la personne humaine, sur le mariage et sur la famille.

À une culture de la mort qui s’en prend d’abord et avant tout à la famille, puisque c’est là que naît et s’épanouit la vie, Jean-Paul II oppose une culture de la vie. Il appelle au respect du caractère sacré de la vie de toute personne, de sa conception à sa mort naturelle. Il s’insurge contre tout ce qui attaque la dignité fondamentale de la personne humaine créée à l’image de Dieu. Il réclame une humanisation de la société au profit de tous, mais plus particulièrement en faveur des petits et des pauvres - à commencer par l’enfant à naître.

Accueillant le nouvel ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège, le 18 juin 2004, il  déclarait : "La protection de la vie est l'affaire de tous : il ne s'agit nullement d'un privilège chrétien, mais d'un devoir de toute conscience qui aspire à la vérité et se préoccupe de l'avenir de l'humanité". Après quoi il a rappelé que les vraies « conquêtes sociales » sont celles qui promeuvent et protègent non seulement la vie de chaque personne, mais aussi le bien commun de la société.

La joie d’être parents

D’un bout à l’autre de son pontificat, le pape polonais s’est fait le héraut du dessein de Dieu sur la famille fondée sur le mariage, encourageant les jeunes couples à retrouver la joie de procréer et d’éduquer leurs enfants pour collaborer à l’œuvre de la création. Ses enseignements ont maintes fois rappelé que l’union intime et complémentaire entre un homme et une femme, leur alliance fondée sur l’exclusivité, la fidélité, la permanence et l’ouverture à la vie, est le lieu d’amour et de solidarité par excellence où peuvent naître et grandir des enfants.

Profitant de ses rencontres mondiales avec les familles - petites Églises domestiques - il les a encouragées à centrer leur vie sur Jésus Christ en invitant chacun de leurs membres à répondre à l’appel de leur baptême : s’identifier au Christ grâce à une relation intime avec Lui, entretenue par la prière, la lecture de Sa Parole et les sacrements, et offrir au monde le message libérateur de l’Évangile avec l’audace et la liberté des enfants de Dieu. Il les a exhortées à devenir agentes de la nouvelle évangélisation en donnant à un monde en quête de sens et de repères des citoyens qui soient des apôtres de l’espérance et qui sachent s’engager dans toutes les sphères de la société pour y travailler au bien de tous.

Conscient de l’immensité de la tâche, Jean-Paul II a encouragé les familles à se regrouper pour assumer ensemble leur rôle social et politique à l’heure des débats cruciaux de ce début de troisième millénaire. Il a lui-même profité de toutes les tribunes qui lui étaient offertes et de toutes ses rencontres avec les grands décideurs nationaux et internationaux pour défendre les droits inaliénables de la famille - cellule primordiale et vitale de la société. Sans relâche, il les a interpellés pour qu’ils soutiennent les institutions du mariage et de la famille, et pour qu’ils respectent la souveraineté des familles, y compris leur droit d’élever leurs enfants selon leurs valeurs et leurs convictions.

« Aujourd’hui, déclarait-il à l’occasion de l’Angélus du 28 décembre 2003, une mauvaise interprétation des droits vient parfois perturber la nature même de l’institution familiale et du lien conjugal. Il faut que tous ceux qui croient à l’importance de la famille basée sur le mariage conjuguent leurs efforts à tous les niveaux. Il s’agit d’une réalité humaine et divine qui doit être défendue et promue comme un bien fondamental de la société.»

« N’ayez pas peur! »

Faut-il le rappeler? Jean-Paul II aura eu un impact immense sur la vie d’innombrables jeunes assoiffés de vérité et en quête d’un sens à leur vie. Ils ont trouvé en lui un père qui a osé leur proposer un choix radical de vie et de foi, surtout à l’occasion de ces Journées mondiales de la jeunesse qu’il a initiées. Nombreux sont les jeunes de la  Génération Jean-Paul II  qui sont devenus des « veilleurs du matin en cette aurore du nouveau millénaire » à la suite de cet ami qui leur a indiqué le chemin de l’amour vrai, de la liberté profonde et de la joie durable. Ils ont découvert, grâce à sa « théologie du corps » encore trop peu connue, la pleine vérité sur l’homme et la femme révélée par le Christ.

Modèle aussi pour tous ceux et celles qui sont confrontés à la souffrance, à la vieillesse et à la mort,  Jean-Paul II a couru jusqu’au bout l’épreuve qui lui était proposée. Son exemple est prophétique dans une société tentée par le suicide assisté et l’euthanasie. Il a porté avec courage la croix de sa maladie, démontrant que la vieillesse peut être un temps de la vie très fructueux et que la dignité d’une personne ne repose pas sur sa qualité de vie, mais sur le fait qu’elle est créée à l’image de Dieu et peut choisir de vivre sa vie et sa mort à la manière du Christ : par amour.

Pour toutes les familles et pour chacun de leurs membres, l’héritage de Jean-Paul II est celui d’une vie offerte à Dieu dans ses joies comme dans ses peines,  d’une vie vécue à fond. Et pour trouver le secret de cette existence entièrement donnée aux autres - le grand défi de la vie de famille - il faut se rappeler ses premiers mots en tant que Successeur de Pierre : « N’ayez pas peur! »… Familles, le Christ, Vainqueur de tout mal, est toujours à vos côtés! 


Le 1er mai 2011

Quelques écrits du Pape Jean-Paul II touchant  la vie et la famille : 

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