Lettre à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa

mardi, 19 décembre 2006
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Conseil d'administration de l'Institut de recherche en santé d'Ottawa
a/s Dr Ronald G. Worton
Président-directeur général et directeur scientifique
Institut de recherche en santé d'Ottawa
725, avenue Parkdale
Ottawa (Ontario)
K1Y 4E9

Aux membres du Conseil d'administration,

L'Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) tient à vous féliciter pour la récente inauguration du Centre de recherche sur les cellules souches Sprott.

Ce type de recherche est largement motivé par la souffrance de tant de personnes atteintes de maladies dégénératives ou porteuses de handicaps. On ne peut que se réjouir du dévouement des scientifiques qui multiplient leurs efforts dans l'espoir de soulager et de guérir ces malades.

La recherche sur les cellules souches adultes offre de grands espoirs, puisqu'elle a déjà contribué à traiter plus de 70 maladies et affections. Elle a, en effet, aidé des patients atteints de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaques, de problèmes cardiaques, de blessures à la colonne vertébrale, du lupus, de lésions cérébrales, de paralysie cérébrale, de leucémie et d'autres cancers. On élabore présentement des thérapies pour l'arthrite et le diabète, et les médias nationaux ont récemment rapporté que les cellules souches adultes peuvent aider à guérir l'incontinence. La liste continue de s'allonger.

Par contre, après presque une décennie de recherche, les cellules souches embryonnaires n'ont encore produit aucun remède ou traitement pour l'être humain. Comme vous le savez, il demeure trop risqué de les tester sur des humains, puisqu'elles causent souvent des tumeurs lorsqu'on les injecte chez des animaux. Même si la recherche sur les cellules souches embryonnaires était prometteuse, il faudrait encore s'interroger à savoir si nous sommes prêts à infliger du mal à certains humains pour en aider d'autres. N'importe quel ouvrage d'embryologie nous indique que, dès le moment de la fécondation, l'embryon est un être humain vivant en développement, porteur d'un ADN complet et unique. Extraire des cellules souches de ces êtres humains embryonnaires signifie provoquer leur mort.

En tant que membres du Conseil d'administration de l'IRSO, vous désirez certainement voir le Centre Sprott atteindre l'excellence en demeurant à l'avant-garde de la recherche sur les cellules souches. Toutefois, on s'entend généralement sur le fait que la quête de succès scientifiques a besoin d'être tempérée par des considérations éthiques. Lorsque la science perd sa conscience et ne respecte plus la vie humaine, la dignité inhérente et les droits inaliénables de la personne se trouvent menacés.

Nous tenons à louer la décision du Centre Sprott d'éviter la recherche sur les cellules souches embryonnaires dans ses projets initiaux et nous vous encourageons vivement à poursuivre dans cette voie respectueuse du premier de tous les droits humains, le droit à la vie.

Sincèrement,

†Mgr Ronald P. Fabbro, C.S.B.
Président du conseil d'administration
Organisme catholique pour la vie et la famille

cc. Eric Sprott, président, Sprott Securities Inc.
Dr Michael Rudnicki, directeur, Centre de recherche sur les cellules souches Sprott